
Cette profession est très récente (formation spéciale ouverte depuis 4 ans uniquement!), la formation se fait au lycée de St Michel de Maurienne. Très peu reconnus, les nivoculteurs ont pourtant un métier difficile, et dangereux.
Le nivoculteur s'occupe donc du réseau de neige de culture: il définit en début de saison les programmes des canons à neige par informatique, puis il gère, en fonction des conditions météos, les canons en direct.
Il va aussi vérifier sur le terrain le bon fonctionnement de l'installation, et ce à tout heure: si un problème survient,
il faut être opérationnel 24h/24, au risque de se retrouver avec d'immenses plaques de glace sur les pistes...
C'est aussi un métier à haute responsabilité: le nivoculteur est responsable de la qualité de la neige et de la production, afin de satisfaire au mieux les clients, même si la neige naturelle ne veut pas tomber.
Déroulement du travail sur l'année:
De novembre à fin janvier, le nivoculteur a toute la station sur les épaules: il doit produire la neige nécessaire pour toute la saison. C'est lui qui lance le départ des dameuses sur les pistes dès que la neige produite est suffisante.
Une fois le mois de janvier passé vient la période de maintenance. Pour une heure de fonctionnement pendant cette période, on compte environ deux heures de maintenance le reste de l'année. Autant dire que c'est un métier à l'année. En plus de la maintenance viennent s'ajouter les extensions de réseau, quasiment tous les ans.
Bref, un métier difficile mais passionnant ! Comme ils me l'ont tous signalé, il faut vraiment être passionné pour tenir au rythme du travail en station. Mais le fait de pouvoir travailler en extérieur, à l'air pur de la montagne compense aussi les difficultés du métier...